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§ 6 - La Famille - 1ère partie

Les avancées sociales et techniques. Engerran

Ce chapitre 6 nous met l’eau à a bouche, avec les aventures d’un certain Wilbur, dont hélas, nous ne saurons encore rien, car Engerran a d’autres chats à fouetter : il préfère aujourd’hui, nous parler des avancées techniques et sociales de sa Communauté. Et là, accrochez-vous, car, promis, ça va décoller !

21 juin 2112, “la Charlette”, commune de Villenavotte, 14 h.
11 -Engerran
Engerran :
-Désolé, je n’ai nulle envie, ami qui m’écoutez peut être, de vous parler de l’exploit de Wilbur, ce jeune crétin ! Ni de tenir pour vous la rubrique des chiens écrasés, comme vous disiez à votre époque de la première moitié du XX è siècle. Vous pensiez sans doute que notre société aux rouages bien huilés, avait tout, et tous sous contrôle ?

Hé bien, non, mille fois non, hélas ! Wilbur nous en administre la preuve : nous n’avons pas entièrement résolu tous les problèmes, malgré toutes nos précautions ! Mais je n’ai pas envie de m’étaler sur cette foutue histoire, d’autant qu’elle me touche de près !
Hier, pour me changer les idées, je suis allé fureter chez mon amie Marlise, de la Maison des Lise ! Ah, c’était passionnant ! J’ai passé toute l’après midi à “feuilleter” sur vidéo, vos quotidiens. Quel dépaysement ! Je ne sais pas si, finalement, nous avons fait autant de progrès que je croyais. Je suis sûr que si vous reveniez maintenant, vous seriez déçu.
Néanmoins, j’aimerais vous faire faire un tour de nos meilleures inventions et avancées techniques. Je vais vider mon sac en vrac. Je vous demande d’avance pardon pour certains points de vue qui pourraient vous choquer. Mais n’oubliez pas, ami : plus d’un siècle et demi nous séparent. C’est à la fois peu et beaucoup !

Bon, par quoi je commence ? Je ne développerai pas ce progrès phénoménal qui est (pour moi !), d’avoir dans chacune de nos Communautés parentes et filles, instauré un état de droit fondamental. Car si cela existait déjà, par-ci par-là, à l’état embryonnaire de votre temps, ou au rayon des intentions, nous l’avons instauré à part entière ici chez nous, et cela n’est pas la moindre des conquêtes ! Oui, je sais, vous allez me dire que j’exagère, car vous vous croyez civilisés !

Nous pouvons aussi inscrire dans la colonne “progrès” l’éradication de tout conflit d’ordre racial, social ou ethnique, à l’intérieur de nos Communautés. Meurtres, déviances sexuelles, violences domestiques ont disparu. Enfin, je parle de notre réseau, évidemment ! Plus de crime de sang chez nous, plus de viols, plus de punitions corporelles et autres forfaits répugnants, qui faisaient la une de vos journaux. Maintenant, voyons : la liberté ? Chacun est libre chez nous, au sens où rien ne s’y oppose, sauf le respect de la Loi. (Qui l’est à 100% : aucune dérogation n’est jamais envisageable, pour personne). Voyons l’égalité et la justice sociale ? Nous avons tous les mêmes droits et devoirs., je tiens à le souligner.

Quant à la justice sociale, personne n’est exploité par personne, puisque chacun bénéficie d’un confortable revenu minimum, qui lui assure de manger convenablement tous les jours, un toit au-dessus de sa tête, des loisirs, des vêtements, et une bonne santé. J’ajoute que tous nos biens reviennent à la Communauté à la génération suivante, que l’héritage n’existe pas, et qu’enfin, chacun collabore au bien être et bénéfice de tous. Nous pouvons aussi inscrire à notre palmarès : l’émancipation féminine, et une parité totale des sexes, la responsabilisation individuelle, la démocratie participative, une seule justice, la même pour tous, l’information honnête du citoyen et enfin, le partage du pouvoir.

Quant au droit à la différence, cela n’a aucun sens pour nous. Nous sommes tous particuliers dans nos individualités, mais égaux dans nos droits et devoirs. Nous partageons la même culture, la même religion du bien être et du bonheur, dans un consensus informel. Nos lois épousent à la lettre notre constitution, et toute personne qui prétendrait vouloir s’en affranchir, se verrait instantanément exclue. Wilbur va en faire, croyez moi, la dramatique expérience. Côté désordres mentaux, nous savons mieux soigner l’autisme, les troubles compulsifs, l’anxiété, etc. Au point de permettre aux patients qui en sont affligés une vie presque normale.
Mais, parlons maintenant des progrès technologiques et en premier lieu, de la conquête spatiale. Nous avons colonisé notre satellite et installé sur la Lune des mines d’hélium 3. Pour le transport du fret et des passagers, nous utilisons des vaisseaux spatiaux tirant leur énergie de l’antimatière. Celle-ci est synthétisée sur Terre, stockée dans des bouteilles magnétiques et entreposées dans l’espace, au “point de Lagrange,” (entre Terre et Lune). Quant à leur propulsion, ils utilisent un système inventé au XX ème siècle, par un Français, le Professeur Jean Pierre Petit. Développé ensuite, au début du XXI è siècle, comme il se doit à des fins militaires, par les Américains, pour équiper leurs bombardiers B2, ce nouveau mode de propulsion permit la conquête de l’espace. Aujourd’hui, par exemple, cette technique est largement mise à profit dans le transport civil, pour équiper nos vaisseaux cargo ou nos vaisseaux de ligne. Des tuyères MHD (magnétohydrodynamiques) éjectent des isotopes de silicium. Celui-ci, sans subir de modification chimique, est accéléré par de puissants champs magnétiques, après avoir été vaporisé et ionisé. Et c’est bien sûr, l’antimatière qui produit l’électricité nécessaire à la propulsion, ainsi qu’à son propre confinement ! Astucieux, n’est ce pas ?

Quant à nos vaisseaux, ils assurent le rapatriement des minerais lunaires et la desserte hebdomadaire de notre satellite, colonisé depuis un siècle, par des pionniers. Les premiers citadins sélènes furent avant tout des scientifiques et des astronomes. L’idée d’observer le cosmos et ses étoiles, à partir de notre satellite n’était pas nouvelle. Mais il fallut attendre la propulsion MHD et la synthèse bon marché et sûre de l’antimatière, pour développer enfin les transports intersidéraux. Pour faire progresser notre connaissance de l’univers, des observatoires astronomiques furent construits sur la face cachée de la Lune. Depuis, des équipes scientifiques internationales travaillent dans ces stations super équipées. L’Agence Spatiale Européenne et la Nasa y ont, bien entendu, leurs bases de lancement respectives, sans parler des Russes et des Chinois qui rivalisent d’ingéniosité pour la conquête de Mars ! (La première mission humaine vers cette planète, remonte à soixante-cinq ans !) La banlieue du cosmos, entre Terre et Lune, est constamment nettoyée de ses débris spatiaux, pour permettre à des agences touristiques spatiales d’assurer en toute sécurité, les voyages vers les bases de loisirs orbitales.
Voler en apesanteur dans le velours noir constellé d’étoiles, dîner en amoureux dans un restaurant romantique, avec vue panoramique sur notre planète bleue, est magnifique ! Certes, ce rêve est encore réservé à une élite fortunée, mais demain, ce sera à la portée du plus grand nombre.

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Que de progrès accomplis depuis les premières stations scientifiques ou militaires de ce vieux XX è siècle et leurs petites sœurs du XXI ème ! Saliout, Skylab, Mir, Kivo, Colombus, ISS… ont été des pionnières, sans lesquelles nous ne séjournerions pas aujourd’hui aussi facilement dans l’espace ! Qu’un hommage leur soit rendu.

Revenons maintenent, si vous le voulez bien, sur Terre ! Nous avons aussi conquis le milieu marin. Les touristes apprécient beaucoup de séjourner à bord d’ hôtels immergés. Reposant sur des pattes articulées et automotrices, au milieu d’une faune aquatique éblouissante, ces drôles de crustacés proposent des séjours “Grand Bleu” fort prisés. Les réservations se font plus d’un an à l’avance. Non loin des côtes, des Îles-villes flottantes sont arrimées sur des fonds peu profonds. Quant aux ressources énergétiques marines, elles ne sont pas non plus méprisées. Des robots océaniques draguent les fonds marins, dans le respect de l’environnement, et ramassent sous la mer, de précieux nodules, bourrés de minerais. Côté médecine, nous avons vaincu le cancer et éradiqué le Sida. Mis au point des vaccins préventifs et curatifs, contre presque toutes les maladies et demandé à des algues, ou des levures, de synthétiser des anticorps contre toutes sortes de virus. Nous avons aussi développé la technologie des prothèses biocompatibles, et généralisé des greffes génétiques. En greffant sur des populations à risques, des gènes immunisés de chimpanzés, nous avons protégé des millions de personnes. Nos scientifiques ont, pour ne citer que cet exemple, inventé des mini-robots minuscules, que l’on avale comme un médicament, et qui vont réparer les organes, à l’intérieur du corps humain. Une fois leur travail accompli, ils se dissolvent et disparaissent !
Qu’avons nous fait de remarquable, encore ? Il y a tant de choses à dire !
PAUSE
Bien sûr, vos héros bioniques sont devenus réalité. (Enfin, pas encore aussi perfectionnés que ceux de vos séries télévisées, quand même !) La robotique et l’informatique ont fait un bond en avant, sans toutefois avoir rejoint en perfection ou même horreur, la science-fiction de vos auteurs fétiches, Asimov, Van Vogt, ou Huxley, dont j’ai dévoré la littérature, lorsque j’étais gosse ! Non, nous n’avons pas d’ordinateur-cerveau géant pour nous asservir, heureusement ! Ni encore, de serviteurs mi-homme mi-robot, (re-heureusement !) Ni réussi à imiter, même de loin, le cerveau humain ! Quoique nous ayons pour la farce, assez bien réussi une imitation de votre “Chose,” vous savez la main qui marche, de la famille Addams ! Enfin, c’était un jeu de gosses !
Côté militaire, plus de bombes H, mais bien mieux : notre bombe E, que nous avons perfectionnée depuis son invention, il y a cent vingt ans, ne produit ni effet de souffle, ni chaleur, ni radioactivité, mais une surpuisssante vague magnétique, qui comme la foudre, met hors circuit, tous les équipements électriques et électroniques de la cible touchée, ceci sans provoquer de morts. C’est un puissant moyen de dissuasion et de pression. Imaginez : plus de communication, plus d’informatique, tous les ordinateurs et les systèmes de commandes de tous les appareils… en panne! Inutile de vous dire que les villes du pays ciblé seraient immédiatement totalement paralysées, plongées dans le noir et le froid, réduites au silence, à la faim et très vite, au désespoir. Autrement dit, une arme simple, pratique, très efficace et respectueuse de la vie ! Pour ce qui est de l’informatique, nos ordinateurs sont de plus en plus minuscules et performants. Côté environnement, nous protégeons mieux la biodiversité et nos ressources naturelles.
Là où nous avons marqué des points, c’est en génétique. Nous savons rendre inopérants certains gènes porteurs de maladie. Bien que cela se fasse ailleurs, nous avons interdit dans nos communautés, le clonage reproductif humain, mais autorisé son double embryonnaire, pour réparer à bon marché, les organismes défaillants. Par ailleurs, nous savons désormais booster le système immunitaire et stimuler, en cas de nécessité, les défenses naturelles de chacun.

D’autres progrès significatifs ont marqué le siècle qui vient de s’écouler. Nos communautés ont éradiqué l’usage du tabac et des drogues. La consommation d’alcool, au delà d’un seuil raisonnable, est jugée immorale, comme toutes les formes d’addiction. Nous sommes moins pollueurs, plus respectueux de la nature, et nos énergies sont renouvelables. Par exemple, nous avons développé, partout où cela était possible, des centrales hydro électriques. Ailleurs, leurs petites sœurs géothermiques prennent le relais. Elles utilisent la chaleur emmagasinée dans les roches à moins 6000 mètres de profondeur. Nous utilisons la biomasse, les éoliennes de pleine mer ou en groupes isolés; et bien sûr, l’énergie solaire. Nous avons, il y a cinquante ans, supprimé l’usage des véhicules individuels pollueurs et fermé les autoroutes. Remplacé le plastique, issu de votre pétrole presque partout épuisé, par des matériaux encore inconnus de vous. Plus aucun tanker ne sillonne les mers. Tous les transports dangereux se font sous terre. L’avion gros porteur n’est plus utilisé que par des compagnies charter, d’autant que le métro longue distance, que nous appelons “fulgurant,” est un transport collectif confortable, sûr et propre, bien qu’il soit lent sur les voyages intercontinentaux. De toute manière, nul ne peut voyager, s’il n’est pas formellement accueilli par une communauté-fille, amie, ou parente. Quant aux citadins des mégapoles, seuls les nantis ont les moyens de se déplacer. Cela limite considérablement les déplacements de masse.

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Pour sillonner les campagnes, des véhicules 4×4 propres, (peu nombreux), à pile à combustible et d’une autonomie de cinq-cents kilomètres seulement, permettent de faire des excursions dans les campagnes dépeuplées, abandonnées aux bois. Bien que, (il faut le reconnaître !) nos communautés aient, depuis le début du siècle, entamé une reconquête significative des terres en friches.

Tous les véhicules aériens fonctionnent à l’hydrogène. (Nous n’avons généralisé cette technique que depuis une vingtaine d’années!) On fait le plein chez soi, au garage, avant de partir. L’hydrogène est produit par électrolyse, et nos véhicules en stationnement sont également notre principale source de production d’électricité domestique ! On peut aussi se ravitailler en cours de route, dans une station-service aménagée pour les excursionnistes, et qui délivre également de la nourriture aux touristes. Ce genre de tourisme vert “de découverte” des paysages rendus à la nature, après l’extrême développement du XX ème siècle, est très prisé des jeunes en quête d’aventures !

Nos stations-service de campagne sont aussi équipées de reformeurs de gaz naturel qui ravitaillent les véhicules les plus anciens. (On ne jette rien chez nous, on répare !) La plupart de nos véhicules récents, très pratiques et sûrs, sont dotés de réservoirs à hydrures métalliques ou hydrogène solide. On peut en louer à l’heure, à la demi journée, ou à la journée. Certains, comme Sorianne, en ont un à demeure dans leur garage.

Ces véhicules, réservés aux loisirs, servent à s’amuser plus qu’à la circulation. D’ailleurs, vos autoroutes, dont vous étiez si fiers, sont retournées à l’état sauvage ! A l’exception de certains tronçons, qui ont été récupérés pour y installer un rail magnétique. Ce qui est le cas, par exemple, de votre ancienne autoroute A 6 ! Là où le fulgurant n’a point de station ou de ligne, des voitures magnétiques circulent sur des rails couverts d’une bulle transparente. Mais de toute façon, nous n’avons que peu de contacts entre communautés voisines, si nous ne sommes pas reliés par des liens parentaux, comme je l’ai dit tout à l’heure.

Le commerce se fait par voie aérienne ou souterraine. Nous utilisons aussi de gros dirigeables, qui atterrissent sur des aires prévues à cet effet. Certains transportent également des passagers. Mais c’est, là encore, davantage le fait d’excursionnistes, que de voyageurs réguliers, qui se déplacent pour affaire ou par nécessité. Ceux là utilisent plus volontiers les lignes magnétiques, bien plus pratiques, sur lesquelles circulent des voitures silencieuses sur coussin d’air.

Dans les campagnes désertées, nous avons réhabilité pour le plaisir, (eh oui, vous allez tomber des nues !) des chemins de terre forestiers ou champêtres, où la charrette hippomobile, attelée à des chevaux de traits ou des bœufs, fait merveille ! Oui, non seulement c’est écolo, mais en outre, nous aimons bien le pas lent et doux des animaux !

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Un mot de nos campagnes ! Cela ne va pas vous faire plaisir, vous ne les reconnaîtriez pas. Plus rien de vos paysages-jardins, de vos champs peignés, de vos cultures alignées au cordon, alternant avec des bois. Mais des friches et des champs retournés à la forêt.

Depuis peu, on assiste à une reconquête de cet espace naturel abandonné aux ronces, et d’antiques fermes, de vieux villages ont été récemment dégagés de leur gangue végétale par des communautés-filles, dont les efforts ont été subventionnés par nos gouvernements.

Depuis une dizaine d’années, quelques communautés agricoles tentent ainsi de remettre en culture les campagnes oubliées. Elles utilisent, à côté de vieilles et antiques machines, (l’un n’empêche pas l’autre !) des matériels très performants, fonctionnant avec des carburants issus de la biomasse, tels que le méthanol ou l’éthanol ou leurs dérivés, obtenus à partir de la fermentation de sucres de betteraves, céréales ou huiles. Produits qui sont également utilisés, pour alimenter des piles à combustibles, par l’intermédiaire d’un reformeur spécifique, embarqué à bord du véhicule. Bien qu’un nouveau type de pile permette aussi l’utilisation directe de l’éthanol. Toutes ces techniques cohabitent chez nous, les vieilles, qui ont fait leurs preuves, et les nouvelles. Sans que celles-ci dévalorisent forcément celles-là, comme c’était le cas de votre temps !
Et puis, une précision : nous n’avons plus besoin, comme vous jadis, de faire tout très vite. Nous avons aboli la vitesse, relégué aux musées vos puissantes cylindrées et autres fougueux monstres, montés sur roulettes qui affolaient les compteurs. Nous nous sommes aussi affranchis du dogme : “le temps c’est de l’argent !” Nous aimons prendre le temps de vivre. Voir défiler les saisons, goûter au temps qui passe lentement !

La vitesse, pour vous, était synonyme de jeunesse, de dynamisme et de progrès. Même si elle était hautement criminogène. Y compris, quand elle tuait vos jeunes sur les routes par milliers, et faisait une hécatombe affolante, cela ne vous défrisait pas outre mesure. Excusez-moi, mais pour nous, vous étiez à cet égard, aussi barbares que les foules qui se pressaient pour voir décapiter un pauvre bougre; au XVII è siècle. Nous avons compris que la vitesse ne pouvait nous mener qu’à la destruction des valeurs essentielles, sur lesquelles nous voulions fonder nos pacifiques communautés. Nos jeunes, d’ailleurs, n’ont pas tardé à lui asséner son coup de grâce, en la déclarant “ringarde,” et l’enterrèrent sans regret avec le tabac, l’alcool et la drogue. Comment avons-nous réussi à nous débarrasser de ces fléaux ?

Je vous le dirai demain, car voyez-vous, je ne peux vous expliquer cela en deux mots, et il se fait tard. Ce n’est pas que je m’ennuie avec vous, mais j’ai un cours à seize heures, et les gamins n’attendent pas. Et puis, je dois donner l’exemple de la ponctualité, n’est ce pas ? Alors, bon après midi ! Votre dévoué, Engerran ! (J’espère ne pas avoir été trop barbant !) z


 


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