A vous de me dire si l’imagination au pouvoir peut ouvrir des perspectives nouvelles, et défricher des terrains jusque là non encore explorés !
Si j’ai écrit ce roman, “La famille,” c’est parce que je suis partie d’une constatation : il semblerait que rien ne marche plus vraiment dans notre société ! Que nous nous enfoncions inexorablement dans un cul de sac ! Même la capitalisme, qui jusqu‘à aujourd’hui, a permis à la société occidentale de connaître un développement que nulle autre société n’a égalé dans le passé, semble, pour l’instant, ne plus pouvoir, au moins chez nous, en Europe, répondre à nos attentes.
Alors, que faire ? Attendre et se lamenter ? On voit bien que les partis de gauche sont en panne d’inspiration, pour proposer un modèle alternatif qui puisse fonctionner, et créer des richesses supplémentaires, susceptibles d‘être mises à la portée de nouvelles familles, jusque là exclues du bonheur de consommer !
Et je me suis demandée, si le problème ne résidait pas, finalement, au niveau de l’organisation même de nos sociétés.
En effet, nous avons fait éclater les groupes/familles qui, jusque là, reliaient les individus entre eux, en millions d’atomes libres, individualisés à l’extrême, indépendants les uns des autres et même, rivaux.
Réduits à eux mêmes, ces micro-éléments, ne peuvent plus compter sur aucun réseau ami, les familles étant le plus souvent réduites à leur plus simple expression, quand elles n’ont pas tout simplement éclaté, sous la pression de revendications particulières ou d‘éléments extérieurs. Bref, les générations se coupent, s‘éloignent les unes des autres, les liens se défont, les affections se délitent. Les couples eux-mêmes semblent ne plus tenir, ballottés qu’ils sont, entre des contraintes inconciliables : ils éclatent et les familles monoparentales se multiplient.
En cas de problème, chômage, autonomie financière insuffisante, maladie, accident, plus personne ne peut plus compter sur personne ! Et chacun doit se débrouiller seul, pour jongler avec le temps, les transports, les impondérables, les patrons, et au final, la vie devient vite ingérable. Parfois même, impossible, pour une seule personne, qui doit faire face à tout, en même temps et sans aide. Certains craquent, les plus faibles se retrouvent à la rue ! Car lorsque la personne vieillit, s’affaiblit ou tombe malade, les problèmes sont décuplés. Les personnes âgées, les enfants en bas âge, les mères sans travail et avec eux, tous les non productifs, semblent poser des problèmes de moins en moins compatibles avec la nécessité d’augmenter ses ressources et gagner une vie de plus en plus exigeante et dans des conditions de plus en plus difficiles.
Alors, et si la solution résidait en un nouveau regroupement des individus, partage du travail, des ressources et des responsabilités, au sein de groupes à la fois plus solidaires et moins contraignants que ceux ayant existé dans le passé ? Un regroupement basé sur la solidarité tous azimuts mais aussi le partage d’une conception commune de la vie, l’adhésion à des principes communs de vie, la foi en une seule et même religion, et l’affection sincères des membres entre eux, partageant un même idéal, et poursuivant le même but ?
C’est cette idée qui m’a guidé, lorsque je me suis mise à écrire “La Famille” !
Je ne vous en dirai pas plus aujourd’hui ! Cependant, ne dites pas : pfft ! je connais ! Rien de nouveau là-dessous ! Vous vous tromperiez car personne n’a jamais oser imaginer un monde comme celui que vous allez découvrir dans ce roman.